A

 
Abraham Jean-Pierre
Adonis
Ancet Jacques
Auster   Paul 
   
 
Beausoleil  Claude 
Bekri Tahar
Benhamou Maurice
Bensoussan Alber
Bianu Zéno
Bourçon Michel
Bourg Lionel
Bousquet Joë
Broda Martine
Butor Michel
   
 C   
Carlos Williams William
Celan Paul
Chédid Andrée
Cheng François
Cohen Albert
Combet Claude-Louis
Conrad Joseph
   
 D   
Daumal René
Degrotte Ludovic
Demangeot Cédric
Depestre René
De Richaud André
Derrida Jacques
Dhainaut Pierre 
Di Manno Yves
Dobzynski Charles 
Dotremont Christian
Du Bouchet André 
Dupin Jacques
   
 
Echenoz Jean
Emaz Antoine
Eliraz Israël
   
 
Fabre G. Sylvie
Fano
Frémon Jean
   
 G  
Gavart Perret Jean-Paul
Germain Sylvie
Giovannoni Jean-Louis
Giroux Roger
Godel Vahé
Goll Yvan
Gorius Alain
Grimaldi Nicolas
Guez-Ricord C.-G.
Guillevic Eugène
   
H
 
Henein georges
Hikmet Nazim
   
 
Ince Özdemir
   
J
 
Jacob Max
Jamme Franck André
Juarroz Roberto
Juliet Charles 
   
 
Khatibi Abdelkébir
   
 
Laäbi Abdellatif
Lamarche-Vadel Bernard
Lambersy Werner 
Laugier Emmanuel
Laulla Anita J  
Lemaire Gérard-Georges
Louis-Combet Claude
Luca Ghérasim
 

 

Max Jacob

Parmi ses nombreux amis peintres , nombreux sont ceux qui ont fait son portrait. Ci-dessus, Max Jacob par Christopher Wood est particulièrement émouvant.

Max Jacob, poète français est né le 12 juillet 1876 à Quimper et mort le 5 mars 1944 au camp de Drancy.

Il passe toute sa jeunesse à Quimper, puis s'installe à Paris, où il estcritique d'art au Moniteurs des arts.Il habite le quartier de Montmartre . Témoin privilégié de la naissance du cubisme, il se lie alors avec Juan Gris, Apollinaire, Braque ou André Salmon. Après des contes pour enfants, Max Jacob entreprend de réinventer la poésie en prose : Saint-Matorel (1911) et le Siège de Jérusalem (1914), illustrés par Picasso et les uvres burlesques et mystiques du frère Matorel (1912) avec des dessins de Derain, tous trois édités par Kahnweiler, précèdent le célèbre Cornet à dés (1917) édité à compte d'auteur.

Toute la vie de Max Jacob peut se lire à travers ses amitiés. L'amitié de Cocteau sera indéfectible. Modigliani fera de lui des portraits émouvants.

Juif de naissance, après deux apparitions du Christ, il se fait baptiser à l'âge de 40 ans, en 1915.

Parallèlement à l'écriture Max jacob accorde de plus en plus de temps au dessin. A partir de 1919, il exposera régulièrement ses gouaches qui lui procureront les ressources que l'écriture ne lui apporte pas. Elles sont inspirées par des paysages de Bretagne, de Paris ou du Val de Loire, par les fresques romanes qu'il admire ou par les scènes de cirque qu'il affectionne particulièrement.

Après avoir vécu à Saint-Benoît-sur-Loire de 1921 à 1928 auprès de l'abbaye bénédictine, il y revient en 1936 et y mène une vie quasi-monastique.

C'est là qu'il est arrêté, parce que d'origine israélite, en février 1944, avant d'être déporté au camp de Drancy , où il meurt d'épuisement quelques jours plus tard.

Voir aussi :

>>> le fonds Max Jacob du Musée des Beaux de Quimper

>>> L'association des amis de Max Jacob

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Bibliographie sélective

éditions Al Manar

Lettres et dessins à Paul Huin

1929-1932

Max Jacob

Dans ce livre, on découvre toute une époque, que fait magistralement revivre l'historien Ph. Schmitt-Kummerlee, à travers les lettres et les dessins (tous et toutes inédits) adressés par Max Jacob à Paul Huin. Jeune poète et marchand d'art,à la fin des années 20 il négociait les créations de Max Jacob, de Christian Dior et de quelques autres.

voir l'ouvrage

(diffusion Art Point France)

Max Jacob
Medrano 1909 : acrobate et danseuse -
gouache

 

Publications

  • Le Christ à Montparnasse
  • Saint-Matorel (1911)
  • La Côte (1911)
  • uvres burlesques et mystiques de Frère Matorel (1912)
  • Le Siège de Jérusalem grande tentation céleste de Frère Matorel (1914)
  • Le Cornet à dés (1917)
  • Le phanérogame (1918)
  • La Défense de Tartufe (1919)
  • Cinématoma (1920)
  • Le laboratoire central (1921)
  • Le Roi de Béotie (1921)
  • Le Cabinet noir (1922)
  • Art Poétique (1922)
  • Filibuth ou la Montre en or (1923)
  • Le Terrain Bouchaballe (1923)
  • Visions infernales (1924)
  • L'Homme de chair et l'Homme reflet (1924)
  • Les Pénitents en maillots roses (1925)
  • Le fond de l'eau (1927)
  • Le tableau de la Bourgeoisie (1929)
  • Rivage (1931)
  • Bourgeois de France et d'ailleurs (1932)
  • Ballades (1938)

 

Déjà, à l'âge de trois ans, l'auteur de ces lignes était remarquable. Il avait fait le portrait de sa concierge en passe-boule, couleur terre-cuite, au moment où celle-ci, les yeux pleins de larmes, plumait un poulet. Le poulet projetait un cou platonique. Or, ce n'était ce passe-boule, qu'un passe-temps.
En somme, il est remarquable qu'il n'ait pas été remarqué. Remarquable, mais non regrettable, car s'il avait été remarqué, il ne serait pas devenu remarquable. Il aurait été arrêté dans sa carrière ce qui eût été regrettable.
Il est remarquable qu'il eût été regretté. Et regrettable qu'il eût été remarqué.
Le poulet du passe-boule était une oie !

Le Cornet à dés (extrait)

 

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